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LEÇON 11: NOTRE EPOQUE DANS LA PROPHÉTIE

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COURS BIBLIQUES:

LA VOIX DE L’ESPERANCE

LES SENTIERS DE LA FOI


LEÇON 11: NOTRE EPOQUE DANS LA PROPHETIE

La prophétie du chapitre 2 du livre de Daniel nous a appris que depuis quinze siècles, l’humanité vit dans la phase de son histoire représentée par les pieds de fer et d’argile de la statue. C’est l’ultime phase de son histoire.

Notre époque marque donc la première étape de la civilisation humaine, celle que les Saintes Ecritures appellent les « derniers temps ».

Mais pouvons-nous en être certains ? Autrement dit : les conditions sociales, économiques, morales, religieuses, voir cosmiques annoncées dans les prédictions bibliques comme devant caractériser les «  derniers temps » existent-elles à notre époque ? C’est ce que nous allons voir.

1.       La question des disciples

Le Christ avait annoncé à ses disciples consternés que le temple de Jérusalem serait détruit, qu’il n’en restera pas « pierre sur pierre ». Désireux d’en savoir plus long sur ce sujet, ils posèrent au maitre cette question :

« Dis-nous, QUAND CELA ARRIVERA-T-IL, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Mathieu 24 : 1-3)

Et le Christ de leur répondre en prononçant son grand discours « eschatologique » - sur les choses finales – où il parle tantôt de la ruine de Jérusalem, tantôt de la « fin du monde » (fin de l’économie humaine), tantôt des deux évènements, la fin de Jérusalem servant alors de type à la fin du monde.

Ce discours peut-être partiellement reconstitué lorsqu’on compare Mathieu 24, Marc 13 et Luc 21.

2.       Les signes des temps

Le Christ indique en particulier quelques signes avant-coureurs de la fin du monde, des signes des temps destinés à être des poteaux indicateurs sur la route des siècles et qui, sans révéler exactement la distance qui nous sépare de la fin, avertissent l’humanité de son approche.

Nous devons y prendre garde.

Aux signes principaux indiqués par le Christ, nous en ajouterons quelques autres tirés des déclarations eschatologiques qui parcourent les écrits des Apôtres, particulièrement de saint Paul.

Les signes précurseurs de la fin appartiennent à deux ordres : l’ordre naturel et l’ordre humain. Dans l’ordre naturel, il faut inclure les phénomènes célestes, les séismes et les cataclysmes; dans l’ordre humain, il faut grouper les signes qui intéressent le monde social et économique, le monde moral et religieux.

3.       Signes dans l’ordre naturel

Le Christ a prédit : « aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel…il y aura de grands tremblements de terre. » (Mathieu 24 : 29 ; Luc 21 :11,25, Apocalypse 6 : 12-13, Esaïe 13 :10)

Les « jours de détresse » ici mentionnés représentent certainement la longue période d’intolérance religieuse qui s’est terminée dans la seconde moitié du dix-huitième siècle.

Pour ce qui est de l’obscuration du soleil, un phénomène de cette nature s’est produit le 19 Mai 1780, en Amérique. Ce jour-là, le soleil s’obscurcit réellement pendant plusieurs heures, laissant les foules dans l’étonnement et la crainte. Des témoins de bonne foi ont donné de ce phénomène des relations concordantes.

Quant aux chutes d’étoiles, elles se font de plus en plus nombreuses.

La parole de Jésus a aussi prévu la recrudescence des séismes dans les derniers temps. La réalisation de cette prédiction est frappante.

D’après la statistique de Falb, dans les dix-sept siècles qui ont précédés notre ère, on compte 58 séismes et 4 désastreux ; de l’an 0 à 900 de notre ère, on en compte 197 dont 15 désastreux ; de 901 à 1500, sur six siècles, 532 séismes dont 44 désastreux ; de 1501 à 1800, sur trois siècles, 2804 séismes dont 100 désastreux ; de 1800 à 1850, sur un demi-siècle, 3204 séismes dont 53 désastreux.

Dans notre siècle, on en compte déjà plus de 2 000 dont plus de 200 désastreux.

Notre pauvre terre vieillit.

4.       Signes dans le monde social et économique

Notre époque se caractérise par une civilisation presque essentiellement technique, grâce aux merveilleuses découvertes de la science et aux fulgurants progrès du machinisme. Cependant, dans les domaines social et économique, elle connait une détresse sans précédent, en raison des guerres qui détruisent de grandes quantités de biens nécessaires, des perturbations financières qui enrichissent  les uns et ruinent les autres, des luttes qui mettent aux prises le Capital et le Travail.

Le prophète Daniel, faisant allusion au temps de la fin, prédit (12 : 1) que « ce sera une époque de détresse, telle qu’il y en a point eu depuis que les nations existent jusqu’à notre époque ».

Le Christ annonce aussi cette angoisse générale  lorsqu’il dit (Luc 21 :11,25,26) : « il y aura en divers lieux des pestes et des famines…Sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, du bruit de la mer et des flots , les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre… »

Saint Jacques lance une cinglante diatribe contre les mauvais riches, les profiteurs, qui vivront dans les derniers temps (5 :1-6) :

« A vous, maintenant riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonnés vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie et les cris des moissonneurs sont arrivés jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées. Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasié vos cœurs au jour du carnage. Vous avez condamné, vous avez tué le juste, qui ne vous a pas résisté. »

Voilà une invective qui vient à point nommé ! On la dira écrite d’hier…

5.       Signes dans le monde moral

Dans le domaine moral, la situation actuelle n’est pas meilleure. La conscience individuelle ayant été détrônée  au profit des instincts inférieurs, l’égoïsme s’affirme sous toutes ses formes. Une déchéance complète atteint la société qui multiplie les vols, les assassinats, les suicides.

Saint Paul brosse de la condition morale qui doit prévaloir à la fin des temps, un tableau saisissant dans lequel la société actuelle peut se reconnaitre très aisément : voici ce qu’il dit (2thimoté 3 : 1-5)

« Dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traitres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. »

On ne saurait mieux dire !

Le Christ avait déjà prédit la situation morale des temps de la fin en déclarant qu’il y aura similitude entre cette situation et celle qui caractérisait, d’une part, les hommes d’avant le déluge, et, d’autre part les habitants de Sodome et de Gomorrhe. Il a prédit :

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à  l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vint et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. (Mathieu 24 : 37-39).

Ce qui arriva du temps de Lot arrivera de pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraitra. » (Luc 17 :28-30)

On sait que la condition morale des antédiluviens et des habitants de Sodome a toujours servi de type pour caractériser ce qu’il y a de plus bas et de plus inique. Parlant des antédiluviens, la Genèse  résume leur conduite en deux lignes (6 :11) : « La terre était corrompue devant Dieu, la terre était remplie de violence. » Et voici les termes qu’elle emploie pour décrire les égarements des habitants de Sodome (13 :13 ; 18 :20) : « Les gens de Sodome étaient méchants et de grands pécheurs contre l’Eternel…Et l’Eternel dit : Le cri contre Sodome et Gomorrhe s’est accrue et leur péché est énorme. »

La comparaison n’honore pas notre époque, mais il faut en reconnaitre la justesse.

6.       Signes dans le monde religieux

Dans le domaine religieux, on peut constater : d’une part, un accroissement de l’incrédulité, une recrudescence du paganisme, de la superstition et des fausses religions ; d’autre part, l’effort d’une minorité de chrétiens demeurés attaché à la Parole de Dieu pour porter l’Evangile jusqu’aux confins du monde.

Ces deux aspects sont prédits comme devant caractériser les temps de la fin.

L’apôtre Saint Paul, nous l’avons vu a prédit que dans « les derniers jours », les hommes seraient « irréligieux », « aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force ».

Le Christ annonce la disparition de la charité et de la foi (Mathieu 24 :12 ; Luc 18 :8), et l’apparition de faux prophètes (Mathieu 24 : 4, 5,11).

Saint Pierre, de son coté, prédit l’arrivée des railleurs et des cyniques (deuxièmes épitres 3 :3,4) : « dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leur propre convoitise, et disant : où est la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. »

Enfin, le progrès, qui trop souvent se met au service du mal, contribue aussi parfois à répandre le bien puisqu’il vient soutenir les efforts des Chrétiens dans la diffusion des enseignements des Saintes Ecritures, par la Parole, la radio, la plume… Ce gigantesque effort d’une poignée de croyants accomplit à la lettre la prédiction du Seigneur (Mathieu 24 :14) :

« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. »

7.       La fin est proche

Notre époque est donc nettement caractérisée dans les prédictions du Christ et des apôtres- sans compter celles du livre de Daniel et de l’Apocalypse- comme méritant l’appellation de « derniers temps » ou « temps de la fin ».

Les évènements se précipitent. Le spectacle du chaos vers lequel l’humanité est entrainée doit nous rappeler la Parole du maitre : « Quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. » (Mathieu 24 :33 ; Luc 21 :28-33)

Car la fin de l’économie présente coïncide avec le retour du Roi des rois.

Mais quand, comment et pourquoi revient-il ? C’est ce que nous étudierons dans les deux prochaines leçons.     

Avez-vous une remarque sur la léçon?

 


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